Fanboys nous raconte l’histoire d’une bande de potes qui prent la route pour pénétrer par effraction dans le Skywalker Ranch et voir Star Wars: Episode 1. On est donc en 1998, et le son de “Tubthumping” de Chumbawamba à l’ouverture est là pour bien situer l’action au cas où on en aurait besoin. Tiens anecdote, vous savez où j’étais le jour de la sortie de l’Episode 1 ? Au cinéma! et pour l’épisode 2? Chez moi.
Mais passons. L’idée de base est plutôt séduisante, car on sent bien le road trip allumé derrière le prétexte fumeux. Et ça, c’est mon genre de film. En plus, grosse liste de guests : Seth Rogen, Danny Trejo, Ethan Suplee, Billy Dee Williams, Jaime King, William Shatner, Carrie Fisher, Kevin Smith, Jason Mewes, Ray Park, Will Forte, Craig Robinson, et Danny McBride. Rien que ça.
Bon, les critiques de non-fanboys, justement, étaient plutôt mauvaises, donc je ne m’attendais pas non plus à queqlues choses de spécial. Certes, les fanboys, eux, ils adorent, mais il suffit de faire une référence à la con et le fanboy il mouille son pantalon. C’est le genre à tellement chercher des preuves d’attention et de considération qu’il ne peut pas être objectif si on l’utilise comme alibi pour justifier le scénario. Forcément.
Résultat : une histoire poussive sans substance qui ne tient debout que grâce aux codes du genre qu’il était inévitable d’employer, et encore! La scène de drogue est naze, sans fun. Le passage à l’hosto avec le moment remotivation… boring. Sans parler du fait qu’il fallait une fille, donc, Kristen Bell est complètement forcée dans le décors et ne trouvera jamais son utilité, sauf qu’il fallait un couple,… Soit dit en passant, elle n’est supportable que grâce au niveau du film.
Donc rien ne tient la route, l’humour ne fonctionne presque jamais, sauf quand William Shatner est là, ou avec la ligne de dialogue final, je cites : “What if the movie sucks?“. Et oui, n’oublions pas que c’est là que le rêve de beaucoup de fans est mort. En fait, si ça avait été bien écrit, ce film aurait pu être un hommage à tous les fans qui se sont sentis trahis par ce film. Dommage.
Les motivations étaient louables, mais au final, moi j’ai vu une version sans inspiration de Jay and Silent Bob Strike Back (dont je vous reparle bientôt, car ça m’a donné envie de le revoir), qui croise l’épisode de South Park où les sales gosses vont tenter de voler l’original d’Indiana Jones avant que Lucas et Spielberg l’anéantissent.
Pour la fin, voilà de quoi enterrer le film pour de bon, car c’est une preuve d’amateurisme tellement flagrante que j’ai pris la telco pour faire un retour en arrière pour être certain que j’avais bien entendu : “Captain Picard is not gay. He’s British.” WTF??????
C-

Effectivement, je me demande où ils sont allé chercher la Britishness de Picard… sales ignorants!
Par konstance le juin 26, 2009
à 7:53