Le dernier Toxic planet est enfin sorti, avec un peu de retard, certes, mais il est là et c’est ça qui compte. Ce troisième tome qui se nomme Retour de Flamme, continue sur la lancée du précédent, mais en légèrement moins bien. En gros, je ne dis pas qu’il est mauvais, loin de là, car on y retrouve tout le charme et l’originalité qui fait la qualité de cette série, non, c’est juste que le manque de subtilité flagrant dénote de ce à quoi David Ratte m’avait habitué.
À croire qu’en fait, maintenant il est plus confortable avec ce qu’il veut dire et donc sombre dans la facilité. Son discours a toujours été engagé, mais son humour faisait moins appel à des sujets si facilement critiquables. Au lieu de s’en tenir à l’écologie, il critique la politique militaire américaine.
Je crois que le tome 2 aurait dû m’avertir que ça allait arriver, mais bon, ce n’est pas grave, car la conception de la BD permet à tout le monde d’y trouver son bonheur. J’ai particulièrement aimé les histoires avec la gamine anarchiste/écolo qui martyrise son institutrice avec son obsession sur les pingouins.
