
Voilà un bout de temps que je n’avais pas évoqué ce film. Maintenant que je l’ai vu, forcément, je ramène le sujet sur la table. Alors, résultat ?
Et bien, on est loin du précédent film Street Fighter qui était – mauvais – plus coloré. Ici, on suit un tendance de ses dernières années, à savoir, donner un aspect plus urbain et réaliste. On intègre donc quelques éléments de l’intrigue de base, principalement les personnages et leur apparence, et on nous balance une histoire de criminalité et tout ce qui va avec. Honnêtement, je n’ai jamais été un gros fan du jeu, tout simplement parce que je n’ai jamais été doué avec mes mains et que les jeux de plateforme me convenaient mieux. Malgré tout, j’y ai quand même laissé quelques heures à me faire rétamer.Tout ça pour dire que je ne vais certainement pas faire un gros parallèle inutile.
Donc, Kristin Kreuk remplace Ming Na, enfin, façon de parler, car on reboot l’histoire, et vu le ridicule du premier film, il vaut mieux. Du côté de Kristin, rien à redire. J’ai bien aimé le fait qu’elle ne soit pas une big boss, et qu’elle en prenne un peu plein la tronche. Vu son gabarit, les combats restent crédibles, même si sur la fin ça devient plus “cablée” et bardé de SFX. Elle mène une enquête pour retrouver son père et faire tomber Bison. Pour y arriver, on nous colle une sorte de voyage initiatique trop long et un peu mou. En parallèle, on a Chris Klein qui joue un flic d’Interpol au allure de guignol. Franchement, je ne savais pas si j’étais sensé rire quand il sortait certaines de ses répliques ou non. Il va travailler avec la police locale, dont la bombe du service, Moon Bloodgood, fortement mise à son avantage, ce qui, au moins, rend plaisant cette storyline qui attendra la fin pour trouver son utilité.
Je me suis quand même demandé si à Bangkok les femmes flics avaient un code vestimentaire, car quand même, le décolleté, c’est presque indécent.
Mais passons. Qui dit Street Fighter dit combat. De ce côté là, on ne va pas être servit, car même s’il y avait matière à faire et que Kristin assure pas trop mal, il semble qu’il y ait une volonté clair de ne pas faire un film de baston, tout simplement. A la fin, certes, ça combat un peu, mais c’est loin d’être impressionnant.
Le divertissement est donc correct. Ce n’est pas nul comme le premier portage, mais l’intérêt est limité. L’histoire veut avoir l’air trop intelligente pour un film de ce calibre. Privilégier le fun, quitte à être trop excentrique, aurait rendu le visionnage plus divertissant, car j’ai faillit m’ennuyer.
C-